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Les migrants, vecteurs de changement dans leur territoire d'origine.

Vallée de Todgha dans le sud-est marocain


Thèse de Mohamed AIT KHANDOUCH (ESO Angers)
Direction :


La migration en provenance de Todgha (province de Tinghir-Maroc) à destination des pays européens remonte à plus d’un demi-siècle. Celle -ci était dans un premier temps temporaire. Cette tendance a évolué vers la fixation dès que la migration familiale s'est imposée.

Depuis, cette migration a connu de profondes mutations accompagnées d’une importante mobilité transnationale entre Todgha et l’espace européen. L’étalement successif dans l’aire géographique ''monde'' et l’attachement au pays d’origine ont permis la création d'un espace transnational structuré par des réseaux communautaires et relationnels faisant circuler aussi bien les individus, les marchandises que les idées.

En effet, dans cette vallée d'une migration intensive, le projet migratoire est à la fois un acte individuel et collectif. De même les nouvelles formes de migration liées aux nouveaux profils de migrants ont donné naissance à une migration transnationale basée sur la circulation. En circulant, le migrant tisse des liens étroits avec les lieux de son champ migratoire où il s’affirme comme l'acteur essentiel. Par cette circulation, il importe, reproduit et adapte ce qu’il a appris ailleurs pour participer au développement de son territoire d’origine tant au niveau économique, culturel, social, environnemental que politique.

Son implication dans la pratique citoyenne locale, se traduit dans le temps par des changements. De même il a su créer une panoplie d’enjeux sur le territoire et un poids sur les acteurs locaux.

Par sa présence partagée entre le territoire d'origine et son pays d'installation, le migrant reste comme une composante dont il faut tenir compte pour comprendre le processus de transformation territoriale qui émerge comme c'est le cas dans l'oasis de Todgha, notre terrain d'étude.