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Traits d'interprétations paysagères d'une ville touristique en mutation et évocation d'un tourisme de luxe applicable à une structure hôtelière implantée à la banlieue Nord de Tunis


Thèse de Dhia Elhak ESSOUAID (ESO Angers)
Direction :
Financement :
  • Bourse du gouvernement étranger


Ce travail essaye de détecter les réelles potentialités apparentes et latentes d’un tourisme renouvelé dans deux sites remarquables de la Tunisie, d’une part, la chaine hôtelière de la ville de Sousse, en rapport avec la Médina, et d’autre part, le projet de restructuration convoitée pour une hôtellerie de luxe sis à la banlieue Nord de Tunis. Notons que, cette recherche soulève une démarche urgente pour répondre aux nouvelles exigences de développement et de durabilité des paysages touristiques. En l’occurrence, la Tunisie est un terrain d’application favori et annonciateur des horizons modernes plausibles pour des échelles spatiales différentielles, mais ils se disposent tous les deux des ressources de richesses naturelles, patrimoniales, identitaires et socioéconomiques. Il a été question de saisir les différentes évolutions structurelles et institutionnelles du tourisme tunisien, ses atouts et ses contraintes, notamment, après la période du printemps arabe qualifiée d’une période « d’hésitation ». D’ores et déjà, il s’avère le rôle simpliste de l’état en s’articulant sur les relatives règles du contrôle et de l’assistance partielle pour le déroulement de cette ressource économique. Le secteur privé n’a pas révélé encore de réelles capacités de redressement et de reprise ; leurs actions restent globalement chimériques. C’est dans ce cadre que s’insère notre travail de recherche qui vise à mettre en place un nouveau modèle de tourisme de luxe qui renforce l’attraction de ces hôtels et leur permet d’attribuer un caractère culturel et patrimonial à travers un choix judicieux des sites d’étude. Au niveau de la ville de Sousse : la méthodologie suivie, se base sur une classification des hôtels qui ont vécu une démolition totale et reconstruction ; des hôtels qui ont eu une rénovation partielle ou intérieure en conservant les façades ; des hôtels qui ont gardé l’état initial et des hôtels qui ont changé d’activité principale. Le dysfonctionnement partiel observable de l’activité touristique exige des éléments de réponses urgentes quant aux aspirations et au développement des relations entre les structures hôtelières et les autres composantes de la ville, notamment, sa Médina. Le projet de réhabilitation de la Médina est un exemple peut offrir une autre image d’un paysage et d’une animation multi culturelle. De nos jours, la diversification des produits et des services touristiques est une nécessité et ce, pour esquiver au modèle uni fonctionnel basé sur un tourisme balnéaire de masse. Ce dernier doit être révisé tout en adoptant des stratégies de multifonctionnalité et de valorisation territoriale. Les enquêtes entreprises directement de la grille SERVQUAL, ont montré que l’effort déployé reste encore en dessous des normes, on enregistre des indicateurs significatifs. Pour la banlieue Nord de Tunis : Actuellement, le monde du tourisme est en évolution, ce qui nous a conduit à choisir une structure hôtelière en voie de reconversion en « hôtel de luxe ». Des déterminants ont été identifiés pour définir les composantes de conception et de création de ce nouveau tropisme touristique. Un essai de référentiel multi échelle est ainsi proposé pour qu’il soit un schéma d’aide à la décision pour tout programme de rénovation en « hôtellerie de luxe » en Tunisie. Une tentative de labélisation a été envisagée « nTulux » afin de prescrire des recommandations et des nouveaux repères à l’industrie du tourisme tunisien.