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Le paysage comme levier d'aménagement de territoires préalpins et alpins ?

Comparaison de communes des aires métropolitaines de Grenoble et d'Innsbruck


Thèse de Inès HUBERT (ESO Angers)
Direction :
Financement :
  • Bourse Caisse des Dépôts, Ville de Grenoble, CIPRA France


La symbolique du paysage alpin est forte : tour à tour hostile, sublime, il est à la fois contrainte et potentiel. Les dynamiques surtout économiques ont fabriqué des « ville-montagnes ». Des valeurs souvent instrumentalisées participent de leur construction. Le caractère hostile du milieu accentue leur fragilité, l’exceptionnalité du pays les rendent attractives. Une contradiction réside dans l’opposition ville/montagne et le discours des villes qui exploitent leur proximité avec les montagnes pour valoriser leur identité. Ma thèse de doctorat actualise ces deux imaginaires très distincts en donnant la voix à celles et ceux qui pratiquent, perçoivent et façonnent le territoire. Je lis et fais lire ces paysages aux habitant.e.s des aires d’influence des villes alpines. Les évolutions démographiques donnent lieu à des représentations et pratiques méconnues. Il faudra nommer les conflits spatiaux et idéologiques, enclencher le débat. La thèse se concentre sur les aires d’influence d’Innsbruck et de Grenoble, deux plus grandes villes des Alpes : l’une, très touristique, joue la carte de son patrimoine pittoresque et sportif, l’autre est marquée par un passé industr­iel et désormais spécialisée dans les nouvelles technologies. L’histoire, la configuration géomorphologique, les cultures germaniques et latines, les échelles territoriales sont des pistes à l’origine des différentes perceptions. La dimension comparative nourrira les collectivités territoriales.