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Adaptation de la société et de la culture aux pratiques touristiques internationales chinoises en Asie du Sud-est :

Le cas de la Thailande


Thèse de Meng LI (ESO Angers)
Direction :


La thèse vise à comprendre les transformations de la société locale face aux pratiques touristiques internationales chinoises en Thaïlande. Il s’agit d’une étude en géographie (2016-2019), à savoir les adaptations sociales et culturelles pour les touristes chinois.

Pour leur premier déplacement à l’étranger, les Chinois choisissent généralement d’effectuer un circuit les menant de Hong Kong à la Thaïlande, via la Malaisie et Singapour. La Thaïlande est devenue la première destination en Asie du Sud-est à accueillir ces touristes depuis 2015 (CNTA, 2016). Cette augmentation des mobilités chinoises change le paysage touristique dans ce pays. Cela me permet d’envisager que les Chinois impliquent non seulement le développement de produits touristiques, mais aussi une adaptation sociale et culturelle des opérateurs locaux dans les services touristiques ou bien dans la collaboration touristiques.  Ma question de recherche est donc la suivante :

Dans le cas de la Thaïlande, quelles sont les adaptations de la société locale et de la culture aux pratiques touristiques chinoises ?

Suite à cette question, je formule les hypothèses suivantes :

- avec le développement du tourisme chinois en Thaïlande, l’organisation spatiale ancienne des lieux est transformée, pour répondre aux pratiques de ces touristes, ne reprenant pas les mêmes codes que ceux précédents des marchés européens, anciennement dominants sur place.

- une partie de la société locale s’adapte aux pratiques des touristes chinois, en proposant des produits répondant aux attentes de cette population, notamment en se sinisant elle-même, au niveau de la langue tout particulièrement, peut-être pour les individus d’ascendance (diaspora) chinoise.

- l’adaptation de la société locale produit un changement culturel et une nouvelle orientation tant des programmes de développement touristique, que des formations locales en tourisme, tournés maintenant vers la Chine, que de certains programmes de santé.

Pour bien mener à terme la recherche sur ces axes, je consacrerai la première année à des lectures et à un apprentissage initial de la langue Thaï. Je vais également engager une analyse de l’offre produite par les Tour-Opérateurs, ceci me permettra notamment de définir mes lieux d’enquêtes, où je propose de passer deux mois (en deux séjours d’un mois chacun) lors de la deuxième année. L’ensemble des travaux menés sera mis en perspective lors de la troisième et dernière année de thèse, entièrement consacrée à la rédaction de la thèse. C’est pourquoi j’envisage une soutenance à l’approche de l’été 2019.