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La mise en tourisme du Katanga par l'identification de ses invariants touristiques comme source de développement local.

Cas de Lubumbashi et ses environs.


Thèse de Isaac SUMBA MALILO MALY (ESO Angers)
Direction :


L’ex-province du Katanga fascine par l'immensité de son territoire qui s'étend de part et d'autre du majestueux fleuve Congo. De la source du fleuve mythique aux portes d'enfer de Kongolo, en passant par des rivières et des lacs, des rapides et chutes, des grottes et montagnes, le Katanga offre ainsi gracieusement ses paysages aux multiples gouts et visages à ses visiteurs. Il est une mosaïque de peuples, d'une hospitalité traditionnellement colorée des cultures, arts, rites variés : il n'est pas seulement minier, il est plutôt multiple : agricole, culturel et artistique, affaireux ... Il est tout simplement et magnifiquement Touristique. Ainsi l'industrie touristique du Katanga ne manque de rien pour se faire une place de choix sous le beau soleil du monde. Avec ses ressources, plus que jamais dans les circonstances actuelles, il est dans la mesure de faire valoir ses prétentions touristiques cependant ces lieux et les activités touristiques sont supplantés depuis toujours par l’exploitation minière ce qui fait ces lieux manquent de mise en tourisme et sont renfermés dans le formalisme et l’attentisme suicidaire.

Les politiques, aux niveaux national et provincial, réfléchissent déjà sur l’après-mine et se pose la question de savoir quelle serait l’activité alternative qui contribuerait au développement local.

Bien qu’ils soient tous convenus que l’activité touristique possèdent des facteurs favorisants de la mise en tourisme mais ils n’en ont pas la maitrise de ses tenants et aboutissants. Il ne suffit pas de mettre en place des équipements touristiques pour que tout espace puisse devenir touristique.

C’est pourquoi la question fondamentale de cette étude est de savoir : Est-ce que la mise en tourisme de certains lieux de l’ex-province du Katanga résultera-t-elle en une réussite et que les politiques s’assurent que le Tourisme se constituera en une activité alternative au secteur minier ?

Les recherches menées par l’équipe de MIT (Mobilité, Itinéraire et Territoires) en France ont démontré qu’il y a possibilités de mettre un espace en tourisme par l’identification d’invariants et de déclencher le développement local, c’est-à-dire, au fait de trouver l’indicateur universel, transférable et reproductible en d’autres lieux, en vue de déterminer les conditions susceptibles de déboucher sur la réussite de la mise en tourisme d’un espace jusque-là non touristique ; mais en fait l’identification et l’application d’invariants dans les pays à tradition touristique a démontré que la mise en tourisme de certains espaces nationaux ou internationaux ont généré des revenus plus importants que ceux provenant de tout autre secteur économique, minier fût-il ! C’est le cas des Seychelles, du Kenya, de la Tanzanie et de l’Afrique du sud pour ne citer que ceux-ci.

Or, selon MIT l’existence d’échecs là où l’on aurait pu s’attendre à un développement touristique, ou de réussites inattendues, montre que la mise en tourisme des espaces n’obéit pas à des logiques purement commerciales ou institutionnelles, ni à une « vocation naturelle » des lieux à devenir touristiques.