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De l’émergence des destinations équines en France


Financement :
  • IFCE et Angers TourismLab


Sur la période du 01/04/2019 au 01/10/2020

Notre dessein est d’analyser l’émergence de « destinations équines », en questionnant leur logique de fonctionnement et leur capacité à générer un cluster touristique, défini comme un système d’acteurs publics et privés, intégré au travers d’une double proximité géographique et organisationnelle, favorisant un schéma de développement global du territoire. Ce cluster touristique équin a pour singularité de devoir parvenir à associer représentants des pouvoir publics (représentants des collectivités locales), professionnels et institutionnels du tourisme (hébergeurs, commerçants, restaurateurs, gestionnaires de sites, responsables OT…) et professionnels et institutionnels de la (les ?) filière(s) équine(s) locale(s) (gestionnaires de centres équestres, d’écuries de propriétaires, de centres de tourisme équestres, éleveurs, gestionnaires de musées spécialisés, dirigeants d’académies équestres, dirigeants de spectacles équestres, responsables de Comité équestre, de CDTE, CRTE, responsables de haras, responsable IFCE, etc…), entretenant des relations de coopétition insufflée par une gouvernance flexible (Fabry et Zeghni, 2012, p.20). Les touristes font aussi partie intégrante de ce cluster touristique, pour être des co-producteurs déterminants des destinations par leurs choix et usages (Violier, 2009 ; Clergeau et Violier, 2012). Leurs représentations et pratiques seront donc aussi au cœur de notre analyse.

Dans ce cadre, nous interpellerons aussi leur capacité à favoriser un développement touristique durable des territoires, caractérisés par l’intégration d’enjeux économiques, sociaux, environnementaux et patrimoniaux (Hunter, 1997 ; Wall, 1997). Ce dernier relève moins d’un concept scientifique que d’un projet de développement (Knafou et Pickel-Chevalier, 2011), induisant une flexibilité, en fonction des configurations économiques, géographiques, historiques et socio-culturels des sociétés (Liu, 2010 ; Buckley, 2012). Néanmoins, il induit la nécessité de ne pas réduire le développement aux seules retombées économiques générales, mais d’intégrer aussi les enjeux de cohésion sociale (implication des communautés locales ; renforcement des échanges et de la compréhension interculturelle ; création d’une expérience positive pour les touristes et les populations locales), de valorisation/réinvention des patrimoines et de sensibilisation aux préceptes environnementaux.

Nous étudierons donc si les clusters touristiques équins pourraient, dans leur diversité, contribuer au développement durable des territoires, au travers de la mise en place de modèles touristiques innovants. Une première étude prospective a permis d’identifier les territoires en France ayant développé d’une dynamique touristique liée au cheval et aux pratiques équestres. Identifier leur nature touristique (station touristique, village touristique, ville touristique, station-ville). Elle a permis d’esquisser une première carte de ce qui pourrait devenir les « Destinations touristiques équines » de France. Ces destinations sont au nombre de 17. Cette étude préliminaire a permis de sélectionner 3 destinations qui seront au cœur de notre analyse, intégrant des modèles culturels et sportifs –Saumur, Chantilly, Deauville.



Contacts :
sylvine.chevalier @ univ-angers.fr